Thérapies et soins

Le rôle de la famille

La prise en charge de la maladie repose souvent en premier lieu sur la famille, qui a la lourde responsabilité de reconnaître et faire reconnaître le diagnostic de la maladie afin que le patient soit pris en charge par des services médicaux et sociaux. Il est parfois difficile d’amener un patient à se faire soigner, car le déni de la maladie est une attitude courante chez le patient et les proches ne savent pas comment agir, partagés entre sentiment de culpabilité et volonté d’agir pour le bien du malade et le leur. Parfois des malades perturbent longtemps et de manière forte les activités normales de la famille avant d’être pris en charge médicalement.

Parallèlement ou après la prise en charge médicale, la famille doit aussi s’adapter au caractère imprévisible du malade, aux effets secondaires de la médication et à la frustration et à l’inquiétude concernant l’avenir d’un être aimé.

Prise en charge médico-sociale

Malheureusement, étant donné l’état de nos connaissances, les moyens de prévenir la schizophrénie demeurent inconnus. Les retombées de cette maladie grave peuvent être diminuées par un diagnostic précoce, un traitement approprié et un soutien adéquat. Il est important que les personnes en contact avec le patient repèrent les symptômes de la maladie et orientent le patient vers des soins appropriés.

Un traitement complet de la schizophrénie comprend:

Une médication antipsychotique qui constitue la pierre angulaire du traitement de la schizophrénie.
L’éducation de la personne au sujet de sa maladie et de son traitement.
L’éducation et le soutien de la famille.
Des groupes de soutien et un entraînement aux habiletés sociales.
La réadaptation pour améliorer les activités de la vie quotidienne ou de la vie professionnelle
Un suivi psycho-thérapeutique sur le long terme
Un programme de remédiation cognitive.
Un programme intégré pour le traitement des toxicomanies.
Pronostic
Si un traitement complet donne des résultats efficaces et permet, dans un certain nombre de cas, des réinsertions professionnelles, ou la stabilisation du patient, la maladie reste présente et peut donner lieu à de nombreuses rechutes. Certains symptômes (dits positifs) comme les hallucinations ou les délires sont assez bien traités par les médicaments, les symptômes négatifs (apathie, difficultés de concentration, mémoire déficiente) sont difficiles à traiter.

adapté à partir du site http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/miic-mmac/chap_3-fra.php

Directives anticipées

Dans le cadre du nouveau droit du patient,  entré en vigueur en janvier 2013, et afin de respecter au mieux sa liberté et sa volonté, le patient a la possibilité d’exprimer dans des directives anticipées ses souhaits concernant sa prise en charge médicale. Rédigées pendant que le patient dispose de sa capacité de discernement, elle permettront une prise en charge médicale mieux adaptée à ses besoins en cas de crise.

Télécharger les directives anticipées fribourgeoises : Document.pdf